Après "Deux petits pas sur le sable mouillé", où Anne-Dauphine Julliand racontait avec tendresse les trois ans et trois quarts de la vie de sa petite fille Thaïs, atteinte d'une leucodystrophie, elle revient avec un nouveau témoignage tout aussi poignant : "Une journée particulière".
Ce second livre ne parle plus seulement de la perte, mais de ce qui vient après. Comment continuer à vivre quand un enfant meurt ? Que devient la joie, le bonheur, l’équilibre familial ? C’est à travers cette date si étrange et rare du 29 février, jour de naissance de Thaïs, qu’Anne-Dauphine choisit de se souvenir et de partager… Ce jour-là, elle le consacre à Thaïs, mais aussi à la vie, celle qui continue malgré tout.
On retrouve donc Anne-Dauphine, Loïc et leurs trois enfants, quatre ans après le décès de Thaïs. Ils sont toujours debout, malgré les tempêtes. Car non, les épreuves ne s’arrêtent pas là : Azylis, la deuxième fille, est, elle aussi, atteinte de la même maladie.
Et pourtant, dans ce récit, l’espoir et la lumière ne disparaissent jamais. La douleur est présente mais elle n’empêche pas la possibilité d’un bonheur nouveau. Un bonheur différent, plus fragile, mais bien réel.
Lire un témoignage sur un sujet aussi lourd et chargé en émotions et pourtant le terminer en se sentant plus vivant, c’est une expérience rare. Comme le dit si justement Anne-Dauphine : « Ce n’est pas l’espoir qui fait vivre, c’est l’espérance. »
Les propos repris ci-dessus n'engagent la responsabilité que de l'auteur de cette critique.